WELCOME !
Ça fait plus de 7 mois que Tata a crapuleusement laissé tomber son meilleur blog pour consacrer son temps à des broutilles éberluantes qu'elle écrit sur un autre site, avec sa grande duduche de cacatoès emperruqué de meilleure bonne copine, Valentine Deluxe (un nom à se poudrer le cul !)... Moi, ça me crève le cœur de voir un bel endroit comme ça servir à peau de balle, et prendre la poussière comme une nonagénaire paraplégique abandonnée dans un hangar à matelas d'Emmaüs.
C'est pour ça que l'autre jour, j'ai retroussé mes mains et pris mon courage à deux manches pour lui asséner dans le blanc des oeuilles : « Tata, c'est un gâchis pas tolérable que tu commets là ! Quand y a tant d'écrivains qui savent pas où coucher leur prose, tu boucles un magnifique espace qui pourrait accueillir un paquet de textes sublimes rédigés par des jeunes auteuresses d'une onzaine d'années au talent plus que prometteur et même carrément avéré ! Tu te rends compte un peu ? Quand y a des tas d'écrits qui meurent de froid en plein hiver dans le caniveau des éditeurs, tu fermes à double tour un somptueux asile où ils pourraient reprendre du poil de la lettre ! T'es pas honte, vieille souillure ? » Elle a tout de suite compris où je voulais en venir. « Oui oui oui, qu'elle a fait avec un sourire en dents de scie. Toi, tu voudrais que je te donne les codes du blog pour te remettre à y raconter des conneries ».
Moi
Ceux d'entre vous qui s'en souviennent ne l'ont pas oublié, il m'est arrivé en effet de vous offrir des chroniques magnifiques ici-même, à une époque où j'avais plus ou moins chouravé à Tata ses mots de passe. Ceux qui veulent se rajeunir la mémoire trouveront ces articles incomparables ici. (Cliquez sur « ici » pour y accéder... Pas le « ici » d'ici ni le précédent, mais celui d'avant la parenthèse d'ouverture.)
J'ai donc répondu par la firme hâtive. « Oui ! que je lui ai dit avec la fermeté culière de Jeanne MOREAU il y a 102 ans. Et je vois pas pourquoi tu serais contre, à moins de vouloir me faire chier gratuitement ! Comme t'as pas l'intention de récrire sur ton blog, laisse-moi m'en occuper ! Tu verras ce que tu vas voir ! Je vais en faire un succès magistral ! On va passer de dix lecteurs qui viennent encore y jeter une guêtre pour voir s'il est pas relancé, à des millions qui le consulteront chaque jour avec une impatience démesurée et néanmoins croissante. Ça va être de la folie ! Les gens vont se l'arracher ! Ils iront même jusqu'à s'entre-voler leurs ordinateurs pour pouvoir le lire en plusieurs exemplaires ! On aura plus de visites en une heure que ta connerie de Facebook en une semaine ! Quand le monde se lèvera le matin avec ses cheveux en pétard, sa bouche plâtreuse et ses yeux boursouflés, la première chose qu'il fera avant d'allumer sa cafetière, ça sera de se connecter sur « THE BI-QUEEN WAY, Le Blog Officiellement Déjanté de Nini Socquettes », et c'est seulement après qu'il pensera à aller pisser, si d'ailleurs il ne l'oublie pas, tellement il restera scotché sur son écran ! Et alors il se pissera dessus comme un amputé de la prostate. Tu vas voir que ça va rebooster l'industrie des couches protectrices, et d'ailleurs je vais m'arranger tout de suite avec Pampers pour qu'ils passent une publicité onéreuse sur le blog. »
Tata m'a dit d'arrêter de délirer. « C'est bon, qu'elle a dit. V'là les codes... Mais t'avise pas de recommencer les conneries de la fois d'avant !... Pas de commérages et de médisances !... Pas de propos injurieux sur des grands artistes respectés des masses laborieuses et des élites oisives !... Pas de causeries sur des questions qu'ont trop versé (ou controversées, je sais pas comment on écrit sa prononciation) !... Et surtout : pas de sujets relatifs à ta vie privée ou celle de ta famille !... T'as pigé ?... Pas un mot sur MOI !!!... »
Je lui ai demandé sur quoi elle voulait que j'écrive si elle me supprimait tout ça. « Faut pas, je lui ai dit, compter sur moi pour balancer des recettes de cuisine, des bulletins météo, des prévisions astréorologiques ou des niaiseries du même baril ! » Elle a soulevé un coin de sa perruque pour se gratter le courgeon. « T'as qu'à écrire sur ce que t'aimes, elle a dit. Pas sur des trucs qui te débectent, sinon ça va rameuter des conflits. T'as qu'à écrire que des billets gentils, qui fleurent la bonne humeur et sèment l'euphorie. Voilà ce que t'as qu'à écrire. »
Le temps d'il y a eu un an hier
J'y ai dit que j'avais compris. Ça coûte rien de faire plaisir à une vieille travelote alcoolique qui s'y connaît pas plus en écriture que moi en émondage de brugnoniers norvégiens. De toute façon, maintenant que j'ai ses codes d'accès, j'ai plus qu'à les changer par des nouveaux qu'elle sera pas fichue de dégotter. (En plus, c'est même pas la peine que je me casse la tirelire à en élaborationner des neufs, parce que je parierais mon string en macramé contre un plat de macaronis qu'elle a déjà oublié ceux qu'elle m'a filés, avec sa cervelle démêlée par vingt-cinq années de torboyautage intensif...)
(Tiens ! Il neige !)
Donc, mon intention est prise : j'écrirai ce qui me bottera, comme je l'ai toujours fait depuis que Mme Hignare, ma vieille insiste, nous a appris comment qu'on faisait pour transférer l'alphabet sur papier, et que je rédigeais des Q à la place des B et mettais des cédilles aux igrèques. Si Tata s'imagine que je vais me priver de parler des sujets qui nuisent, elle se fourre le doigt dans l'agate jusqu'à l'occiput (et même jusqu'au col du fémur !...)
Parler que des choses que l'on aime, c'est colossalement emmerdant. Sans compter que c'est pas favorable à mon registre d'inspiration. Je suis pas étudiée pour dire ou pour gratter des gentillesses dans le sens du poil. Ça va carrément à l'encontre de mon naturel inérant (merde ! doit y avoir une faute d'orthographe, le correcteur à souligné...) innérant (chié ! Ça souligne encore !...) inérrant (c'est toujours pas ça...) hinnérrant (et puis zut !...). Bref, ça va à l'encontre de comment que je suis dans mon château fort intérieur. Ce qui va à l'empour, par contre, c'est de débiter des vacheries.
Sur Tata, par exemple, y aurait beaucoup de débitage à faire, car c'est quelqu'un qui prête à la débitation, vu qu'elle est fréquemment biturée, ce qui la rend souvent imbitable. Dans la famille, je suis la seule à plus ou moins la comprendre, et donc à modérément l'apprécier. Tous les autres l'adorent, parce qu'ils entravent rien à ce qu'elle est dans son inhérence intérieure ('Tain !... Ça souligne plus !...), et la prennent pour autre chose qu'une garce. Mais je vais pas épilloguer (ça recommence !...), car l'heure de mon quatre heures va bientôt retentir, et mon estomac crève la dalle au fond de mes talons.
Je vous dis donc à très bientôt quand j'aurai le temps. Merci d'avance de m'exprimer vos commentaires nombreux et admiratifs.
D'une part, je compte renoncer à alimenter THE BI-QUEEN WAY, en berne
depuis des semaines, et dont le concept m'est toujours apparu erratique et flottant. Autant j'éprouve de l'attachement pour FEARS FOR
QUEERS , conçu dès le départ comme un blog circonscrit thématiquement et non assigné à une mise à jour fréquente, autant THE BI-QUEEN WAY,
conçu à l'origine comme un défouloir plus intime, ne m'a jamais donné pleine satisfaction -- peut-être parce que, tout bonnement, je suis incapable de m'épancher sur des sujets d'ordre personnel.
D'autre part, une rencontre inattendue et déterminante s'est produite il y a quelques mois, par le truchement de Facebook, avec une demoiselle dont la personnalité, le parcours, les centres
d'intérêt, les passions, se trouvent correspondre point par point, et souvent de façon troublante, aux miens ; j'ai nommé Miss Deluxe.
M'aurait-on suggéré l'idée, il y a un an, de rédiger un blog "en collaboration", que j'eusse poussé les hauts cris, jugeant le principe inepte, sinon blasphématoire. Après avoir rencontré
Valentine en chair et en os il y a deux semaines, en ayant l'impression de poursuivre avec elle une conversation vieille de 30 ans, il m'est
apparu évident que nous étions faites pour "bloguer" de conserve, et que nos multiples atomes crochus pouvaient s'exprimer avec encore plus de profit (amical, pas pécuniaire) sur la blogosphère
que sur le sympathique mais parfois stérilisant Facebook. Je la remercie infiniment d'avoir répondu "présente" à ma proposition, et du stimulant enthousiasme dont elle fait preuve depuis
lors...
Cette démarche est aussi pour moi une façon de renouveler ma confiance en "l'espace blog", comme en un lieu où les échanges, pour demander plus d'efforts et d'investissement, sont souvent plus
enrichissants que sur Facebook, et gagnent en profondeur. (Que mes vrais amis facebookiens
qui liront ces lignes ne les prennent pas en mauvaise part... Ils se reconnaîtront facilement -- ce sont ceux que je côtoie non virtuellement, ou avec qui je suis au moins en contact téléphonique
ou épistolaire), et elles ne les concernent évidemment pas.
J'avoue, Facebook me lasse un peu, parfois -- quand bien même je n'ai à m'en prendre qu'à moi s'il m'a fait délaisser mes blogs...
Au menu du nouveau venu -- suavement baptisé Mein Camp (copyright Valentine Deluxe, auteure du titre) -- : des vidéos à la pelle (non pas piochées au hasard sur YouTube, mais confectionnées par vos servantes), des
chroniques bien senties, quelques vacheries malodorantes, mais surtout, et avant tout, un grand amour du Camp...
Pour vous y rendre, cliquez sur la bannière ci-dessous...
Et d'avance, merci à vous de vos visites, de vos éventuels commentaires, et de votre fidélité...

Une belle photo de Paul PREBOIST (profitez-en, c'est rare...)
Françoise BLANCHARD, bien classée au Top 350
Katia TCHENKO et son ancien corps de rêve

Russ Tamblyn, quand qu'il était jeune
Lon Chaney Junior, quand qu'il était déjà pas beau
BBJANE
Bette DAVIS
Joan CRAWFORD
Les soeurs HUDSON
Sheila KEITH
Mercedes McCAMBRIDGE
Beryl REID
Louise FLETCHER
Eartha KITT
Vincent PRICE
The Fantastic Four
Roddy McDOWALL
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