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Rivalités (Where Love has Gone, Edward DMYTRYK, 1964)

Jeudi 26 novembre 2009

par NINI SOCQUETTES

Je suis bien emmerdée. Ces derniers temps, j'ai attrapé la grippe Bachelot, et je suis sur le point de périr. C'est agaçant, car je suis dans la fleur de l'âge (et même dans son bouton), et je trouve dommage de crever avant d'avoir vécu mon dépucellement. Mais bon, c'est la vie, faut faire avec, et se préparer à faire sans.

C'est con aussi parce que je devais écrire un article sur le Salon du Polar d'Aniche (dans le 59ème Département) où j'ai été avec Tata et le Fils Caché de Robert Conrad, le jour de la Fête des Monuments aux Morts, mais je suis trop moribonne pour accoucher d'un long papier (d'ailleurs, accoucher sans dépucellement, ça se voit qu'à Bête-les-Hemmes, pas chez nous.) Alors, je vais résumer ça en deux temps de cuillère à pot et au petit bonheur le bol, en espérant que vous m'excuserez de devoir mourir prochainement, et que ça vous aidera à comprendre pourquoi je fais court.

1) Il faisait un froid de connard dans la salle où le Salon se perpétrait. D'ailleurs, je me demande si c'est pas comme ça que j'ai choppé la bachelite...

2) A l'entrée, j'ai rencontré Nosferatu qui faisait la causette avec D'Artagnan. Tata m'a expliqué que c'était pas les vrais, mais des auteurs célèbres qui étaient là pour jouer les invités d'horreur. Ça m'a rassurée, parce que je sais bien que Nosferatu et D'Artagnan sont morts depuis longtemps, et j'avais pas envie de croiser leurs revenants. Mais Tata m'a dérassurée aussi sec en me disant que ces deux-là, c'étaient quand même des morts-vivants, exhumés du Caveau de la Littérature, et qu'il fallait pas trop les approcher, vu leur tendance à empester et à mordre tout ce qui passe sous leur dentier. Du coup, je leur ai pas causé...

 

Nosferatu

D'Artagnan

3) Un grand écrivain qui avait l'air de pas connaître l'existence de l'eau courante a reçu un trophée encore plus sale que lui, pour couronner l'ensemble de son noeuvre. Le problème, c'est que le trophée, il pesait 65 kilos, et que l'écrivain il en pesait que 20 tout mouillé, avec sa crasse et en érection. Du coup, il pouvait pas emporter son trophée chez lui, vu qu'il voyageait en train, et en 3ème classe, en plus (c'est un auteur de gauche, il a un wagon de 3ème rien que pour lui...) Alors, on a promis de lui filer un trophée plus menu, qu'on lui enverrait par les Pététés. Il était si content qu'il a commandé une quinzième tournée pour sabrer la bonne nouvelle... (J'ai vu l'auteur de près ; je crois qu'il a plus de dents...)

 

L'auteur trop fait et son trophée


4) Tata et le Fils Caché de Robert Conrad ont bien mangé et bien bu, dans un grand restaurant en forme de cage à lapins. A un moment donné, ils se sont engueulés à cause d'un jeune mec en pull rouge que le Fils Caché de Robert Conrad arrêtait pas de mater en cachette et de lui faire les lunettes douces parce qu'il avait flashé dessus. Tata a dit que si c'était comme ça, elle allait redevenir hétérotte et sortir avec le premier venu qui lui dirait bonjour. C'est à ce moment là que Nosferatu est passé pour la saluer. Alors elle s'est mise à pleurer.


Le Fils Caché de Robert Conrad (à gauche, comme d'hab')

et Tata (à droite, sans sa perruque)


Les mêmes qui s'engueulent


5) Le Fils Caché de Robert Conrad était triste de devoir vendre sa camelotte tout seul dans son coin, à l'autre bout de la salle, comme une vieille chaussette oubliée dans une couscoussière. A côté de lui, il avait pourtant l'honneur de bénéficier de la présence du maire de la ville, le célèbre Michel Boucharide (plus connu sous son pseudo américain de Dan I. Boone), qui écrit des livres en patois du Nord de la France. Michel Boucharide, qui est obédiencé au communisme, signait ses livres à tour de faucilles et de marteaux, à tous les prolétaires communaux qui rêvaient de l'approcher ailleurs que sur le marché de sa ville (tous les vendredi, dès 8 heures, si ça vous tente). Le Fils Caché, lui, a rien vendu de ses ouvrages, qui sont pourtant écrits par des grosses pointures de la littérature intergalaxiale. Comme quoi, vaut mieux écrire en patois de son bled qu'en traduction mondiale... Ça paye mieux, surtout quand on est maire...

6) Tata Jane, de son côté, elle vendait pas grand-chose non plus. Y avait pourtant des tas de vieux copains qui passaient la voir en lui disant qu'ils repasseraient dans cinq minutes pour acheter ses chédoeuvres. Mais ils repassèrent pas, ces cons. Alors, comme d'hab', elle s'est mise à signer ses exemplaires pour elle-même, car elle fait collection de ses propres autographes (elle a la plus grosse collection intégrale de romans dédicacés par BBJane qu'ont puisse dégotter dans l'univers... Si ça vous tente, elle les vend sur Ebay...)

7) J'ai eu envie de pisser...

8) Après avoir uriné(e ?), j'ai été faire le tour des copains de Tata qui signaient leurs bouquins sur le Salon. J'ai eu la chance de saluer :

Laura Fontaine-Wallace : une institutrice de lycée qui a écrit un beau roman sur un flûtiste fasciste irlandais, avec plein de meurtres dedans.

 

Laura Fontaine-Wallace

 

Son beau livre

Pierre Dupichpin : un vieux monsieur envahi de barbe qui écrit des livres sur les lutins, les fées, les gnomes et tout le foutu bastringue que personne croit qu'ils existent à moins de se prendre pour Peter Pan et d'avoir envie de sodomiser la Fée Clochette.

Renic Maraud : un ancien éditueur de Tata, qui écrit des livres sur les bonnes vieilles légendes bretonnes pur beurre, et sur les Vénusiens qui se déguisent en korrigans pour envahir le Finistère incognito.

Herr Friedrich Noux : Un ex-allemand complètement à l'Ouest, qui est publié chez Facebook.

Jean-François Toutplat : Encore un ancien éditueur de Tata, qui est tellement maigre à voir qu'il fait mal aux yeux, et que j'ai eu du mal à lui causer parce qu'il arrêtait pas d'emmêler sa langue sur elle-même. Je crois qu'il avait dû abuser de l'Eau de Seltz – tellement qu'à un moment, il a été acheter un livre de Michel Boucharide, même que le Fils Caché de Robert Conrad a eu le bonheur d'assister à la vente. Il a bien fallu 145 minutes à Jean-François Toutplat pour dénicher la poche où il avait planqué son portefeuille, et presque autant pour trouver les billets à la bonne couleur (il paye en couleur de billets... Même que Tata, quand il l'a publiée, elle a été payée en blanc...)

9) Après, y a eu une élection de pétasses sur une estrade. Le jury était décomposé de vieux auteurs qui tiraient une langue de trente mètres devant des crapouilleuses en bikinis et en emporte-jarretelle qui avaient l'air d'avoir leurs culs malades de Parkinson. C'est la plus moche qui a gagné, à cause de Jean-François Toutplat qui a truqué le résultat des votes, et qui était trop rond pour faire la différence entre un boudin d'Aniche et une andouille de Vire.

10) Après, j'ai commencé à vomir, à cause de la bachelite. On m'a foutue au lit en espérant que je m'améliore. Quand vous aurez cinq minutes, priez pour le repos de ma petite âme immortelle (et pour que le Bon Dieu m'envoye un dépuceleur).

 

Par BBJane - Publié dans : LES CHRONIQUES DE NINI SOCQUETTES
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Vendredi 20 novembre 2009




Sans commentaires
Par BBJane - Publié dans : MIOUZIC !
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Mercredi 14 octobre 2009

... impubliable aujourd'hui...
Ou promis au bûcher ?...




"S'il y a des regards éloquents, non suivis de rencontres, il y a des rencontres enivrantes sans lendemains. C'est la destinée de l'amour que j'ai qualifié d'impossible. Il ne l'est pas, en ce qu'il trouve mille façons de se pratiquer, et il l'est, en ce qu'il ne peut ni se chanter, ni se vivre. Après la lumineuse Antiquité, cet amour ne s'est exprimé noblement que par un Michel-Ange et un Shakespeare, notre époque ayant pour tout potage les aveux parpaillots d'André Gide, le lyrisme ergastulaire de Genêt et des textes indivulgables comme
Hombres de Verlaine et Le Livre blanc de Cocteau. Ces livres modernes ont le tort de décrire des actes et non des sentiments. Je n'imaginais pas de chanter l'aventure que j'espérais vivre, mais je la mettais d'ores et déjà sous la protection des dieux que j'adore et dans la grâce de qui je compte mourir : Apollon et Priape.
Priape est le dieu des garçons. C'est lui qui, en leur révélant les plaisirs solitaires, préside à leur seconde naissance -- leur véritable naissance à la vie. C'est lui qui, par la main d'un frère, d'un cousin, d'un camarade, fait leur apprentissage de l'amour réciproque, quand ce n'est pas celle d'un oncle, d'un parrain, d'un ami de la maison, d'un confesseur, d'un professeur, d'un valet  ou d'un inconnu dans les lieux publics.  (...) Et c'est bien parce que Priape est le dieu des garçons que Tibulle lui demande le secret de les séduire, car "son habileté séduit tous les beaux". Les séduire est moins difficile que de les aimer et d'en être aimé."

Best seller en 1967, je vous dis...
Aujourd'hui ?...
......
Douce France !...

Par BBJane - Publié dans : PERSIFLAGES ET CANCANS
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Jeudi 10 septembre 2009


Leni RIEFENSTAHL (22 Août 1902 - 8 Septembre 2003)

Par BBJane - Publié dans : PICTURÂLES
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Mercredi 26 août 2009

Y a pas que LIBERACE dans la vie... Y a aussi Gladys MILLS -- Mrs MILLS pour les intimes...

Surcharge pondérale oblige, cette pianiste anglaise très populaire dans les années 60 remuait beaucoup moins que son alter ego ricain, mais déménageait tout autant lorsqu'il s'agissait de reprendre un vieux standard ou de couvrir un hit du moment...
Pour la petite histoire, l'adorable Gladys avait le même agent que les ROLLING STONES, et partageait le studio d'enregistrement des BEATLES, qu'elle talonna parfois dans les charts...
Elle est mon coup de foudre du moment, et je vous invite à la découvrir sur cette vidéo où ses talents culinaires sont tout autant mis en valeur que son sens de l'humour (particulièrement sensible sur les pochettes de disques ci-dessous), son rire légendaire (aussi fameux que le clin d'oeil du grand Lee), son goût pour le Camp, et son art pianistique...





















Par BBJane - Publié dans : MIOUZIC !
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Samedi 25 juillet 2009

Un mois déjà que le Roi de la Pop, et le Petit Prince de la Pip, a avalé l'ostensoir...
Terrassée par l'émotion, votre BB chérie vous offre cet hommage rendu par la Première Dame d'Angleterre à Peter Pan...


Dame Edna chante :

BAD !!!
(cliquez sur la flèche, à gauche...)




Par BBJane - Publié dans : PERSIFLAGES ET CANCANS
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